Disposer d’un permis de séjour en Andorre n’entraîne pas la modification du lieu d’imposition vers cette Principauté. En d’autres termes, la résidence fiscale n’est pas …
[...]Imposition des dividendes en Andorre : comment ça marche ?
L'Andorre se distingue radicalement de la plupart des pays européens par son traitement fiscal des dividendes. Comprendre ce principe fondamental est essentiel pour saisir l'ampleur des avantages offerts par la Principauté.
Une exonération totale pour les résidents andorrans
En Andorre, les dividendes perçus par les personnes physiques résidentes provenant de sociétés andorranes sont totalement exonérés d'impôt. Cette exonération s'applique dans le cadre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPF) et ne connaît aucune limitation de montant.
Concrètement, un actionnaire résident andorran qui perçoit 100 000 euros de dividendes de sa société andorrane ne paiera strictement aucun impôt sur ces revenus. Cette somme lui revient intégralement, sans aucune taxation au niveau personnel. Cette caractéristique unique fait de l'Andorre l'une des juridictions les plus attractives au monde pour la rémunération par dividendes.
Cette exonération s'inscrit dans une logique fiscale cohérente : les bénéfices de la société ont déjà été imposés au niveau de l'impôt sur les sociétés. La distribution de ces bénéfices aux actionnaires sous forme de dividendes ne donne donc lieu à aucune imposition supplémentaire, évitant ainsi toute forme de double imposition économique.
La comparaison avec la France et l'Espagne
Pour mesurer pleinement l'avantage andorran, il est indispensable de le comparer avec les régimes fiscaux des pays voisins. En France, les dividendes sont soumis à la flat tax de 30% (12,8% d'impôt sur le revenu et 17,2% de prélèvements sociaux), ou sur option au barème progressif de l'impôt sur le revenu majoré des prélèvements sociaux. Dans tous les cas, la taxation dépasse largement 30% pour les revenus significatifs.
En Espagne, les dividendes sont imposés selon un barème progressif allant de 19% à 28% selon le montant perçu. Pour les revenus élevés, le taux effectif d'imposition atteint facilement 26% à 28%.
Prenons un exemple concret pour illustrer l'écart. Un actionnaire percevant 200 000 euros de dividendes paierait 60 000 euros d'impôts en France (flat tax à 30%), environ 54 000 euros en Espagne, et zéro euro en Andorre. Sur une période de dix ans, cette différence représente 600 000 euros d'économies par rapport à la France, soit l'équivalent de trois années de dividendes qui restent dans le patrimoine de l'actionnaire.
L'imposition préalable au niveau de la société
Bien que les dividendes ne soient pas imposés au niveau personnel, il convient de comprendre que les bénéfices de la société qui les génère sont soumis à l'impôt sur les sociétés andorran. Ce taux est plafonné à 10% maximum, avec des taux réduits pour les jeunes entreprises et les petites structures.
Pour les sociétés réalisant un chiffre d'affaires inférieur à 100 000 euros, le taux d'imposition sur les sociétés est ramené à 5%. Au-delà de ce seuil, le taux standard de 10% s'applique. Cette imposition modérée au niveau de la société, combinée à l'exonération totale au niveau personnel, crée un environnement fiscal particulièrement compétitif.
Les dividendes de source étrangère : un régime spécifique

Si les dividendes de source andorrane bénéficient d'une exonération totale, le traitement des dividendes provenant de sociétés étrangères suit des règles différentes qu'il est important de maîtriser.
L'imposition à 10% des dividendes étrangers
Les dividendes perçus par un résident andorran provenant de sociétés étrangères sont imposés au taux de 10% dans le cadre de l'IRPF. Ce taux s'applique après déduction de l'abattement de base de 3 000 euros sur les revenus de l'épargne.
Cette imposition reste très compétitive par rapport aux taux pratiqués dans d'autres juridictions. Elle permet aux résidents andorrans de diversifier leur portefeuille d'investissements internationaux tout en conservant une fiscalité attractive. Toutefois, pour les investisseurs percevant des dividendes significatifs de sources étrangères, la structuration via une holding andorrane peut permettre d'optimiser davantage la situation.
Les retenues à la source : un point de vigilance
La difficulté avec les dividendes étrangers réside dans les retenues à la source pratiquées par les pays d'origine. De nombreux pays appliquent une retenue à la source sur les dividendes versés à des non-résidents, indépendamment de l'imposition dans le pays de résidence du bénéficiaire.
Les États-Unis, par exemple, appliquent une retenue à la source de 30% sur les dividendes versés à des résidents andorrans, en l'absence de convention fiscale entre les deux pays. L'Allemagne pratique également des retenues élevées. Cette retenue à la source vient s'ajouter à l'imposition andorrane de 10%, ce qui peut porter la charge fiscale totale à 40% dans certains cas.
Cette problématique souligne l'importance des conventions de non-double imposition signées par Andorre. La Principauté a conclu de tels accords avec la France, l'Espagne, le Portugal, le Luxembourg, le Liechtenstein, Chypre, Malte et les Émirats Arabes Unis. Ces conventions prévoient généralement des taux de retenue à la source réduits, typiquement de 5% sur les dividendes.
Les stratégies d'optimisation avec les conventions fiscales
Pour un résident andorran percevant des dividendes d'une société française, la convention fiscale franco-andorrane prévoit une retenue à la source limitée à 5% en France. Avec l'imposition de 10% en Andorre, la charge fiscale totale s'élève à environ 14,5% (5% de retenue + 10% sur le montant net reçu), ce qui reste bien inférieur aux 30% qu'aurait payés un résident français.
Cette configuration rend particulièrement intéressante la détention de participations dans des sociétés situées dans des pays ayant signé une convention avec Andorre. Les investisseurs avisés structurent leur portefeuille en tenant compte de cette dimension internationale.
Le régime des holdings en Andorre : une optimisation fiscale puissante
Pour les entrepreneurs et investisseurs gérant plusieurs sociétés ou participations, la création d'une holding en Andorre offre des avantages fiscaux supplémentaires considérables qui vont au-delà de la simple exonération des dividendes.
Le régime STVE : société de détention
Andorre a mis en place un régime fiscal spécifique pour les sociétés de détention, connu sous l'acronyme STVE (Societat de Tinença de Valors Estrangers). Ce régime, souvent appelé régime holding, bénéficie d'avantages fiscaux exceptionnels qui en font l'un des plus compétitifs d'Europe.
Une société holding andorrane sous régime STVE bénéficie d'une exonération totale d'impôt sur les dividendes et plus-values provenant de ses filiales, qu'elles soient andorranes ou étrangères. Aucun pourcentage minimal de participation n'est requis, et aucune période de détention minimale n'est imposée. Ces conditions souples contrastent fortement avec les régimes de holdings d'autres pays qui imposent généralement des seuils de détention et des durées minimales.
Pour bénéficier de ce régime favorable, deux conditions principales doivent être remplies. Premièrement, l'objet social de la holding doit être exclusivement la gestion et la détention de participations dans des sociétés, qu'elles soient résidentes ou non fiscalement en Andorre. Deuxièmement, les sociétés dont la holding détient des participations doivent être soumises à un impôt équivalent à au moins 4% dans leur juridiction, ou être résidentes d'un pays ayant signé une convention de non-double imposition avec Andorre.
Le régime mère-fille : une quasi-exonération
Au-delà du régime STVE, les holdings andorranes peuvent également bénéficier d'un régime mère-fille qui offre une quasi-exonération des dividendes reçus des filiales. Ce régime prévoit une exonération de 95% des dividendes perçus, avec seulement 5% réintégrés dans la base imposable au titre des frais et charges.
Concrètement, si une holding andorrane perçoit 1 million d'euros de dividendes de ses filiales, seulement 50 000 euros (5% du montant total) seront soumis à l'impôt sur les sociétés au taux de 10%, soit 5 000 euros d'impôt. Le taux effectif d'imposition s'établit donc à 0,5% du montant des dividendes perçus, un niveau exceptionnellement bas.
Pour bénéficier de ce régime, la holding doit détenir les titres de participation depuis au moins deux ans au moment de la distribution des dividendes. Cette condition de durée de détention reste très accessible comparée aux exigences d'autres juridictions.
L'exonération des plus-values sur cession de titres

Un autre avantage majeur du régime holding en Andorre concerne les plus-values réalisées lors de la cession de participations. Les plus-values de cession de titres de participation sont exonérées à hauteur de 88% lorsqu'elles sont réalisées par une holding sous régime STVE.
Seuls 12% de la plus-value sont donc imposables au taux de 10%, ce qui se traduit par un taux effectif d'imposition de 1,2% sur la plus-value totale. Cette fiscalité ultra-favorable facilite les réorganisations de groupe, les cessions partielles ou totales de participations, et les stratégies de croissance externe.
Prenons un exemple pratique. Une holding andorrane qui a acquis une participation pour 2 millions d'euros la revend 5 millions d'euros, réalisant ainsi une plus-value de 3 millions d'euros. Seulement 360 000 euros (12% de 3 millions) seront imposables, générant un impôt de 36 000 euros. Le taux effectif de taxation s'élève à 1,2% de la plus-value, contre 26,5% en France pour une plus-value de cette ampleur.
La structuration optimale pour les entrepreneurs
Pour les entrepreneurs gérant plusieurs sociétés ou souhaitant optimiser leur rémunération, la structure holding en Andorre offre une flexibilité remarquable. Elle permet de centraliser les dividendes remontés des différentes filiales sans taxation intermédiaire, de réinvestir ces flux dans de nouvelles acquisitions ou projets, et de se verser une rémunération personnelle sous forme de dividendes totalement exonérés.
Cette structuration est particulièrement pertinente pour les entrepreneurs qui ont créé plusieurs sociétés opérationnelles, qui détiennent des participations dans différents pays, ou qui envisagent des opérations de croissance externe. La holding devient l'outil de pilotage et d'optimisation fiscale du groupe.
Pour en savoir plus sur la création d'une structure holding adaptée à votre situation, consultez notre article sur la création d'un holding en Andorre.
Les modalités pratiques de distribution des dividendes
Au-delà des aspects fiscaux, comprendre les modalités pratiques de distribution des dividendes en Andorre est essentiel pour une gestion efficace de votre rémunération et de votre patrimoine.
Les conditions de distribution
Pour distribuer des dividendes, une société andorrane doit respecter certaines conditions légales et comptables. La distribution ne peut intervenir qu'après approbation des comptes annuels par l'assemblée générale des actionnaires. Les dividendes ne peuvent être distribués que si la société dispose de bénéfices distribuables, c'est-à-dire des bénéfices de l'exercice ou des réserves distribuables.
Le capital social doit être intégralement libéré avant toute distribution de dividendes. Les réserves légales obligatoires doivent également être constituées conformément à la législation andorrane. Ces garde-fous assurent la pérennité financière de la société et protègent les créanciers.
Le choix du mode de rémunération
Un gérant de société andorrane dispose de deux modes principaux de rémunération : le salaire ou les dividendes. Chaque option présente des implications fiscales et sociales différentes qu'il convient d'analyser selon la situation individuelle.
La rémunération par salaire est soumise à l'IRPF (exonération jusqu'à 24 000 euros annuels, puis 5% entre 24 000 et 40 000 euros, et 10% au-delà de 40 000 euros) et aux cotisations sociales andorranes, relativement faibles comparées à d'autres pays. Le salaire est déductible du résultat de la société, réduisant ainsi l'impôt sur les sociétés.
La rémunération par dividendes n'est soumise à aucune cotisation sociale et bénéficie de l'exonération totale d'IRPF. En revanche, les dividendes ne sont pas déductibles du résultat de la société, qui devra donc acquitter l'impôt sur les sociétés de 10% sur les bénéfices avant distribution.
L'optimisation du mix salaire-dividendes

De nombreux gérants optent pour une stratégie mixte combinant salaire et dividendes pour optimiser leur situation fiscale et sociale globale. Une approche courante consiste à se verser un salaire jusqu'au seuil de 24 000 euros annuels (totalement exonéré d'IRPF) pour bénéficier d'une couverture sociale, puis à compléter sa rémunération par des dividendes exonérés.
Prenons un exemple chiffré. Un gérant dont la société réalise 150 000 euros de bénéfices pourrait se verser 24 000 euros de salaire (exonéré d'IRPF, avec cotisations sociales modestes) et 126 000 euros de dividendes (après paiement de l'impôt sur les sociétés de 10% sur les bénéfices). Cette stratégie optimise à la fois la protection sociale et la fiscalité personnelle.
Les formalités administratives
La distribution de dividendes nécessite plusieurs formalités administratives. L'assemblée générale ordinaire des actionnaires doit approuver les comptes de l'exercice et décider de l'affectation du résultat. Le procès-verbal de cette assemblée doit être rédigé et conservé. Les dividendes peuvent ensuite être versés aux actionnaires par virement bancaire.
En Andorre, aucune déclaration fiscale spécifique n'est requise pour les dividendes exonérés versés à des résidents. En revanche, la société doit tenir une comptabilité régulière et déclarer ses résultats dans le cadre de l'impôt sur les sociétés. Cette simplicité administrative contraste avec la complexité de nombreux autres systèmes fiscaux.
Les situations internationales et les conventions fiscales
La dimension internationale prend une importance particulière dans la gestion des dividendes, tant pour les résidents andorrans percevant des revenus de l'étranger que pour les non-résidents recevant des dividendes de sociétés andorranes.
La convention fiscale franco-andorrane
La convention de non-double imposition entre la France et Andorre, signée en 2013 et entrée en vigueur en 2015, régit le traitement fiscal des dividendes entre les deux pays. L'article 10 de cette convention prévoit que les dividendes versés par une société française à un résident andorran (ou inversement) sont imposables dans le pays de résidence du bénéficiaire.
Toutefois, le pays source (où se situe la société distributrice) conserve un droit d'imposer ces dividendes, mais à un taux limité à 5% du montant brut des dividendes. Cette limitation de la retenue à la source représente un avantage considérable par rapport au taux standard français de 30% applicable aux non-résidents.
Pour un résident andorran percevant 100 000 euros de dividendes d'une société française, la France prélèvera une retenue à la source de 5 000 euros (5%). Le montant net de 95 000 euros sera ensuite imposé en Andorre à 10%, soit 9 500 euros. L'imposition totale s'établit à 14 500 euros, soit un taux effectif de 14,5%, très inférieur aux 30% qu'aurait payés un résident français.
Les conventions avec l'Espagne et d'autres pays
La convention fiscale avec l'Espagne suit des principes similaires, avec une retenue à la source limitée à 5% pour les dividendes. Cette configuration est particulièrement intéressante pour les entrepreneurs espagnols envisageant une installation en Andorre tout en conservant des participations dans des sociétés espagnoles.
Les conventions avec le Portugal, le Luxembourg, Chypre, Malte, le Liechtenstein et les Émirats Arabes Unis offrent également des conditions favorables. Ces accords créent un réseau de juridictions entre lesquelles les dividendes peuvent circuler avec une imposition réduite, facilitant ainsi l'optimisation fiscale internationale.
L'élimination de la double imposition
L'article 21 des conventions fiscales andorranes définit les méthodes pour éviter les doubles impositions. Pour un résident andorran recevant des revenus imposables dans un autre pays, Andorre accorde une déduction équivalente à l'impôt déjà payé à l'étranger, dans la limite de l'impôt andorran sur ces mêmes revenus.
Ce mécanisme de crédit d'impôt assure qu'aucun revenu ne soit doublement imposé au taux plein. Dans l'exemple précédent des dividendes français, si le résident andorran a déjà payé 5% de retenue en France, ce montant vient en déduction de l'impôt andorran de 10%, ramenant l'imposition andorrane effective à 5% supplémentaires.
Les dividendes versés à des non-résidents
Les dividendes versés par une société andorrane à des non-résidents bénéficient également d'un traitement fiscal favorable. En principe, Andorre n'applique pas de retenue à la source sur les dividendes versés à des non-résidents. Cette absence de taxation à la source rend les sociétés andorranes attractives pour des actionnaires internationaux.
Toutefois, les non-résidents devront déclarer ces dividendes dans leur pays de résidence fiscale selon les règles locales applicables. Les conventions fiscales signées par Andorre facilitent cette déclaration en clarifiant les droits d'imposition de chaque État.
Les erreurs à éviter dans la gestion des dividendes
Une gestion optimale des dividendes nécessite d'éviter certaines erreurs courantes qui pourraient compromettre les avantages fiscaux ou créer des difficultés avec les autorités fiscales.
Le respect de la substance économique
L'une des erreurs les plus fréquentes consiste à créer une structure andorrane sans substance économique réelle. Les autorités fiscales des pays d'origine, notamment françaises et espagnoles, sont particulièrement vigilantes sur ce point. Une société holding andorrane qui serait en réalité dirigée depuis la France pourrait être requalifiée comme résidente fiscale française, perdant ainsi tous les avantages du régime andorran.
Pour éviter cette requalification, plusieurs éléments doivent être réunis : la société doit avoir un siège social réel en Andorre (pas simplement une domiciliation), disposer de moyens matériels adaptés à son activité, employer du personnel local ou avoir recours à des prestataires andorrans, et prendre ses décisions stratégiques en Andorre.
La résidence effective du dirigeant en Andorre (au moins 183 jours par an) constitue un élément déterminant pour établir la substance économique de la structure. Cette présence physique doit être documentée et traçable pour résister à un éventuel contrôle fiscal.
La documentation des flux financiers
Une autre erreur consiste à ne pas documenter suffisamment les flux financiers entre les différentes entités. Chaque distribution de dividendes doit faire l'objet d'une décision formelle de l'assemblée générale, d'un procès-verbal, et d'une comptabilisation appropriée. Les conventions de prêt, les prestations de services entre sociétés, et toutes les opérations intragroupe doivent être formalisées par écrit.
Cette documentation est indispensable en cas de contrôle fiscal, que ce soit en Andorre ou dans les pays d'origine des filiales. Elle permet de démontrer la réalité économique des opérations et le respect des principes de pleine concurrence dans les transactions entre sociétés liées.
La méconnaissance des conventions fiscales
De nombreux entrepreneurs sous-estiment l'importance des conventions fiscales ou ne les comprennent pas pleinement. Cette méconnaissance peut conduire à des erreurs dans les déclarations fiscales, à un paiement excessif d'impôts, ou à des situations de non-conformité.
Il est vivement recommandé de se faire accompagner par des professionnels maîtrisant à la fois la fiscalité andorrane et celle du pays d'origine. Une gestoria spécialisée peut analyser votre situation spécifique, identifier les optimisations possibles, et s'assurer du respect de toutes les obligations déclaratives.
Les perspectives d'évolution du régime fiscal andorran

Bien que le régime fiscal andorran des dividendes soit extrêmement stable et attractif, il est légitime de s'interroger sur ses perspectives d'évolution face aux pressions internationales en matière de fiscalité.
La conformité aux standards internationaux
Andorre a considérablement modernisé son cadre fiscal au cours des quinze dernières années pour se conformer aux standards internationaux de l'OCDE. La Principauté n'est plus considérée comme un paradis fiscal depuis 2009 et figure sur la liste blanche de l'OCDE depuis cette date.
Cette mise en conformité a impliqué la création d'un impôt sur les sociétés, d'un impôt sur le revenu des personnes physiques, et d'une TVA (IGI). Elle s'est accompagnée de la signature de nombreuses conventions d'échange d'informations et de conventions fiscales. Cette transformation démontre la volonté d'Andorre de s'inscrire durablement dans le concert des nations respectueuses des règles internationales.
La stabilité du régime des dividendes
Le régime d'exonération des dividendes constitue un pilier du système fiscal andorran et de son attractivité économique. Il ne s'agit pas d'une niche fiscale opportuniste, mais d'un choix stratégique délibéré s'inscrivant dans une politique économique cohérente visant à attirer les investissements et les talents.
Aucun signe n'indique actuellement une remise en cause de ce principe fondamental. Au contraire, les autorités andorranes réaffirment régulièrement leur engagement à maintenir une fiscalité compétitive tout en respectant les standards internationaux. Cette stabilité constitue un élément rassurant pour les entrepreneurs et investisseurs envisageant une installation à long terme.
L'adaptation aux évolutions européennes
Andorre négocie actuellement son association avec l'Union européenne, ce qui pourrait avoir des implications sur son régime fiscal. Toutefois, le pays n'a pas vocation à devenir membre à part entière de l'UE et devrait conserver sa souveraineté fiscale. L'accord d'association en cours de négociation concerne principalement la libre circulation des personnes et des marchandises, sans remettre en cause les fondamentaux de la fiscalité andorrane.
Les entreprises et particuliers qui s'installent en Andorre peuvent donc raisonnablement anticiper un maintien du régime fiscal favorable sur le long terme, avec des ajustements éventuels à la marge pour rester en conformité avec l'évolution des standards internationaux.
Optimiser votre situation avec un accompagnement professionnel
La complexité des situations internationales et l'enjeu financier que représentent les dividendes justifient amplement un accompagnement professionnel spécialisé dans la fiscalité andorrane.
L'analyse personnalisée de votre situation
Chaque situation patrimoniale et professionnelle présente des spécificités qui nécessitent une analyse sur mesure. La composition de vos revenus, la localisation de vos activités et participations, votre situation familiale, vos objectifs patrimoniaux à moyen et long terme... tous ces éléments influencent la stratégie optimale de gestion des dividendes.
Une gestoria spécialisée peut modéliser différents scénarios fiscaux, comparer les avantages de diverses structures juridiques, et recommander la solution la plus adaptée à votre profil. Cette analyse préalable permet d'éviter des erreurs coûteuses et d'optimiser véritablement votre fiscalité dès le départ.
La mise en place de la structure optimale
Une fois la stratégie définie, la mise en œuvre concrète nécessite l'accomplissement de nombreuses démarches administratives et juridiques. Création de la société andorrane, obtention de la résidence fiscale, ouverture de comptes bancaires, organisation des flux financiers entre les différentes entités... chaque étape doit être soigneusement orchestrée.
Les professionnels d'Andorra Gestoria accompagnent les entrepreneurs et investisseurs dans l'intégralité de ce processus. Notre expertise de la fiscalité internationale et notre connaissance approfondie du système andorran nous permettent de sécuriser juridiquement votre installation et d'optimiser votre situation fiscale.
Le suivi et l'optimisation continue
L'optimisation fiscale n'est pas un événement ponctuel mais un processus continu qui doit s'adapter à l'évolution de votre situation personnelle et professionnelle, aux modifications législatives éventuelles, et aux opportunités nouvelles qui peuvent se présenter.
Un accompagnement récurrent permet de maintenir votre structure en conformité, d'identifier les opportunités d'optimisation supplémentaires, et d'anticiper les changements qui pourraient impacter votre situation. Cette vigilance permanente garantit que vous continuez à bénéficier pleinement des avantages du régime andorran.
Conclusion : l'imposition des dividendes, un avantage décisif d'Andorre
L'exonération totale des dividendes pour les résidents andorrans, combinée à un impôt sur les sociétés plafonné à 10%, crée un environnement fiscal unique en Europe. Pour les entrepreneurs, investisseurs et chefs d'entreprise, cette fiscalité peut représenter des économies de plusieurs centaines de milliers d'euros chaque année par rapport à la France ou à l'Espagne.
Au-delà de l'aspect purement fiscal, le régime andorran offre une simplicité administrative appréciable, une sécurité juridique solide grâce aux conventions fiscales internationales, et une stabilité fiscale rassurante sur le long terme. Ces éléments font d'Andorre une destination privilégiée pour optimiser la rémunération des entrepreneurs et la gestion patrimoniale des investisseurs.
La réussite de cette optimisation repose toutefois sur une structuration rigoureuse, le respect des conditions de substance économique, et une parfaite conformité avec les obligations déclaratives. L'accompagnement par des professionnels spécialisés dans la fiscalité internationale andorrane n'est pas un luxe mais une nécessité pour sécuriser votre installation et maximiser les avantages fiscaux.
Vous souhaitez optimiser l'imposition de vos dividendes en bénéficiant du régime fiscal andorran ? Notre équipe d'experts vous accompagne dans l'analyse de votre situation, la mise en place de la structure optimale, et le suivi continu de votre fiscalité. De la création de votre société à l'obtention de votre résidence fiscale, en passant par la gestion de vos obligations déclaratives, nous mettons notre expertise au service de votre réussite.
Prenez rendez-vous dès maintenant avec nos conseillers pour une étude personnalisée et gratuite de votre situation. Ensemble, nous construirons la stratégie fiscale la plus adaptée à votre profil et à vos objectifs, en tirant pleinement parti des opportunités exceptionnelles qu'offre la Principauté d'Andorre en matière d'imposition des dividendes.